La fin des "happy hours" ?

"Je trouve ça bête et dommage", s'exclame France, une Avignonnaise de 23 ans, lorsqu'on lui apprend que c'est peut-être la fin des "happy hours". Pour elle, "c'est une tradition et un moment de partage entre amis". Le gouvernement étudie en effet des mesures pour lutter contre les abus d'alcool. La fin des "happy hours", un créneau horaire (généralement entre 19 et 21 h) où les bars proposent des boissons alcoolisés au non à moindre coût, est "une proposition qui n'est pas encore actée à ce stade", a indiqué lundi 19 mai le ministère de la Santé. Néanmoins, c'est une des pistes envisagée par la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie. Jérémy, le responsable cu café bar l'An vert du décor à Paris est contre cette interdiction car "les gens ne viennent pas pour être bourrés mais pour partager un moment de convivialité en sortant du travail, généralement ce sont des personnes sérieuses, des jeunes actifs". Cécile, une parisienne de 23 ans, estime pour sa part que "l'abus d'alcool chez les jeunes ne sera pas résolu en supprimant les" happy hours" : une personne qui tient à boire n'a qu'à aller dans une épicerie et c'est moins cher que dans les bars".
20 minutes le 21 mai 2008